Retire ta côte de maille et filons ensemble au repos forcé, boire bon vin, et goûter la gueuse, celle que tu préféreras. Viens, ne reste plus là, coincé dans cet antre à pourfendre de ta rage ceux qui autrefois te firent l'affront de te mentir, de faussement te subjuguer.
Tu n'en retireras rien de bon et surtout, tu ne serviras pas les bonnes intentions de ton Seigneur et Maître.
Enigmatique Chevalier blanc, essaie de comprendre que ta lutte est devenue inutile !
Cesse d'être fantôme errant et d'arpenter les Cieux imprudemment.
Tu es si déterminé à la querelle que toute ta raison n'est plus.
Tu nous entends fantôme ?
Tes ennemis d'hier ont été blanchis et ils n'ont plus à subir tes foudres et tes reliquats.
Je t'en prie, viens jusqu'à la porte et unis-toi à nos prières, nous voulons te délivrer de ta carcasse et te déchausser pour qu'enfin nu-pieds, tu puisses te rendre compte que le sol est ici et que la folie est ailleurs.
Fantôme, tu auras ton entrée au Panthéon des Glorieux ! Nous connaissons la valeur de tes engagements terriens, nous connaissons la valeur de tes engagements dans les furieuses batailles Ottomanes.
Tu es mort sans l'absolution, certes, mais cela ne fait pas de toi un proscrit, un écarté de la chaire. Tu es béni et nous te donnons le Sel.
Viens jusqu'à la porte. Ton enfant, jadis bébé t'attends et souhaite dorénavant jouir de ta présence. Chevalier, nous rendons grâce à ton dévouement et t'enjoignons à revenir des couloirs du temps, définitivement, pour que la tranquillité puisse s'y installer à nouveau.
La quiétude se paie au prix fort, n'importe où.
Aussi, nous te paierons tes soldes manquantes, n'aies crainte, tu es et tu seras anobli au C½ur de ton Dieu.
Damas n'était qu'une nasse, tu devais y laisser ta vie. Ton épée parle pour toi, tu as honoré ta mort et cela est juste de te le dire. Cela suffit ! Le Chevalier aux ordres, doit revenir à ses propres murailles en son domaine, sa prédilection naturelle.
Evite le combat de trop, vieille Âme...
Son Excellence te recevra sans tarder, approche.


