AIMER, DONNER, RECEVOIR...

AIMER, DONNER, RECEVOIR...
Les entrailles se sont ouvertes pour me recevoir, je ne comprends pas ce que je fais ici... Le chemin du Paradis est bien éloigné d'un tel endroit.
Qu'ai-je fait pour mériter cet accueil ?
Comment vais-je pouvoir sortir de ce goulet ?

Dieu de tous les Dieux, viens à mon aide, permets moi de comprendre cette situation.
Il doit y avoir méprise !!!

Sont-ce les enfers ici ?
Je ne sais, s'il y a pire lieu de solitude.
C'est une sorte de cachot dont on ne sait qui en sont les gardiens.

Et puis, plus grave, comment me repérer ?
Le nord, le sud, l'est et l'ouest, tous ces repères, je ne les ai plus à ma portée.
Le soleil ne luit pas dans ces limbes, ces cavernes d'un autre âge...
Il ne me fait plus l'honneur de m'abreuver.
Quelle ingratitude !

Depuis combien de jours suis-je ici ?
Bah, est-ce si important après tout ?
Je m'installe ou je j'explore cet antre ?
Dangereux peut être...
Personne pour m'aider.
J'angoisse !

Là, on vient ! J'ai peur !
Que veulent-ils ces êtres ?
Ma vie ? Je suis déjà mort.
Mon âme ? Sûrement !
Oui, c'est ça, ils viennent me voler mon âme.
Je vais négocier et je vais tenter de les convaincre et s'il le faut de les corrompre...

Ah, mais, je n'ai ni or ni argent...
Les divinités de la terre ont du tout me prendre. Je suis délesté.
Il ne me reste plus qu'à les subjuguer.
Oui, c'est cela, je vais leur donner mes titres, ils vont reculer et faire ce que je leur dirais de faire...

Ainsi, j'enverrai l'un d'eux prévenir que je suis arrivé mais bien mal égaré.
Comme cela, s'il y a courroux éternellement mortel là un peu plus loin, j'en serai épargné.
Ma vie vaut plus que la leur, assurément !

« On » m'avait dit que mon voyage serait une entrée royale au paradis, que j'y serais à nouveau roi...
Mensonges d'avocats à la solde de la flatterie.
J'aurai dû écouter ma conscience, elle me soufflait tout bas que tous mes actes et paroles sur terre n'avaient pas toujours été blanchis par les Lois.
Moi, qui suis-je pour me juger ?

Je suis Roi ! On ne juge pas un roi...

Faut-il que j'avoue quelque chose pour accéder aux jardins éternels ?
Je suis parfait, c'est là tout le discours que j'ai toujours entendu...
Bon, c'est certain, j'ai trois verbes avec lesquels j'ai toujours eu du mal à composer...
C'est quoi ces verbes ? Ah oui : AIMER, DONNER, RECEVOIR.
Ca oui, déjà mon précepteur l'avait remarqué dès mon enfance.

J'ai eu lors de mon existence du mal à "Aimer" les autres, ils m'étaient assez indifférents puisque soumis, et puis "Donner", qu'est-ce que cela veut dire ?
Je n'ai jamais rien donné pour rien, sinon quoi, on fini par vous manger tout entier...

Le dernier voyons, "Recevoir".
J'ai reçu toute ma vie les dividendes de mes actions, oui brutales, je le sais.
J'ai toujours agi par intérêt et alors est-ce un crime ?
Le Dieu des Dieux ne compte-t-il pas lui pour parvenir à ses fins ?

J'ai du sang royal, j'ai du sang royal, on me doit services et louanges !

Ils s'approchent et me regardent, j'ai peur, mais de quoi ?
Est-il possible de mourir une deuxième fois ?

Seigneur, retiens tes sbires, tes assassins, je suis nu face à toi, je suis nu face à moi-même, j'avouerai tout ce qui me sera reproché mais je t'en prie, accepte ma reddition.
Je suis à l'aube d'une vie nouvelle, je veux vivre à l'air libre.
Seigneur, accepte-moi dans ton jardin...

Toi qui Aime, donne moi la possibilité de te recevoir.
C'est ton Esprit, et devant ton Esprit Saint, je veux afficher publiquement mes fautes, Seigneur.
Oui, j'ai dit publiquement... comme tout criminel devant l'Autel des Vérités !

Personne ne peut s'affranchir seul devant tes pieds.
Personne, et cela est affaire de tous.

# Posté le mercredi 26 octobre 2005 11:59

Modifié le mercredi 14 mai 2008 12:26

L'An Huit...

L'An Huit...
Vous semblez me regarder tel l'ahuri devant sa propre bêtise. Venez ici près de moi, nous allons ensemble consulter votre Livre de Vie et nous parlerons ainsi de votre métamorphose.

Vous avez eu m'a-t-on dit, une vie de Grandeur qui devait servir au plus juste les desseins du Créateur. Pensez-vous être parvenu à quelque chose de durable dans le temps terrestre ?
Des quoi ? Des pyramides ? Des sacrifices ? Des guerres et des complots ?
Des fils de sang royal ?

Arrêtez là votre inventaire mon garçon !
Tout ceci n'est rien en regard de ce que le Créateur exige de vous lorsque vous vous incarnez. Parlez moi plutôt de la manière dont votre âme vit toutes ces abominations dont vous souhaitez avec force détails me narrer les bienfaits ?

Ah oui, je le vois bien qu'elle souffre votre âme, vous avez commis tellement de choses horribles, lâches et viles que vous vous demandez à présent, si vous n'êtes pas damné.

Il faut ouvrir loin votre Livre de Vie pour s'apercevoir que vous fûtes, à l'échéance de votre dernière existence, rongé par quelques regrets et encore, je ne vois ici que des regrets de ne pas vous être enrichi plus que vous ne l'étiez déjà...

Vos tribulations terrestres indiquent ici à cette page que vous avez sciemment placé vos propres projets au détriment de ceux du Créateur. Ainsi, mon garçon, je vais vous dire et vous résumer votre plus grande faute commise sur terre et elle va vous surprendre.

Vous avez au cours de votre vie sur terre forgé un royaume, ou plutôt consolidé un royaume tenu de vos aînés et vous en avez fait quoi sinon un refuge aux malignités ! Voyez-vous, je ne vois ici, nulle part trace d'abandon de votre gloire au profit de celle qui incombait à votre Créateur.
Vous teniez les rênes de votre royaume dites-vous, mais au bout de ces rênes, n'y avait-t-il pas une volonté pernicieuse à chevaucher l'hydre plus que de raison ?

Vous vous êtes soumis au fabuleux mon garçon et le fabuleux entraîne toujours avec lui dans ses précipices les anima(s) les plus fragiles, et les plus fragiles étant bien souvent les plus puissants si ce mot a un sens plus délié à votre conscience d'ailleurs.

Je pense que vous êtes allé joyeusement au fin fond de vos tourments, ce qui est la cause de votre propension à vous laisser conduire par de bas instincts au lieu de rechercher à vous perfectionner à l'aide de simplicités et de méditations profondes.

L'existence terrestre mon garçon n'est rien d'autre qu'une villégiature pour l'âme en ce sens qu'elle peut s'y exprimer à volonté dans son bien comme dans son mal et ceci dans l'optique de se découvrir à elle-même.

Mon garçon, il va être nécessaire de réparer toutes ces mauvaises besognes et pour y parvenir, il vous faut accepter de vous voir tel que vous êtes : une proie facile !
Le Seigneur a eu pitié de vous, il vous a fait homme pour l'homme donc vous retournerez au pays des hommes afin de composer avec eux, une Communion qui plaira au Créateur.

Ainsi donc, grâce à cette Communion, vous élèverez votre âme ainsi que celle des autres et croyez-moi, vous aurez là, dans la misère et le dénuement, plus d'opportunités à exprimer de bonnes choses que mué en roi sacrificateur.

Je vous propose l'An Huit.
Cette date trouvera son repère dans le temps terrestre, ne vous préoccupez pas de cela. La vie qui vous attend aura pour vous valeur et quand je dis valeur, je dis honneur à valoriser, tenez l'Amour.

Vous accompagnerez celui qui viendra troubler et votre travail et votre esprit et vous le suivrez jusqu'à tant qu'il soit sacrifié non par vous mais par vos semblables d'hier.
Vous aurez charge à témoigner de cela et à révéler.
Si l'inspiration a du bon, elle aura prise sur vous.
Soyez juste à l'avenir et pour cela commencez par vous-même, puis par les autres.

Le Seigneur vous embrasera pour vous éclairer.
Souvenez-vous, se plaindre : Non ! Plaire oui.

Comment, que dites-vous ? Les Pyramides ?
De la poussière mon garçon, de la poussière et rien d'autre.
Sur terre, qu'y a-t-il sinon de la poussière ?
Rien et pourtant c'est avec cela que le Seigneur exulte les Purs.
Soyez Jean, cela devrait vous convenir frère...

Je vous laisse à cette nouvelle. Unissez-vous désormais ici à ceux qui oeuvrent dans le même sens que mon annonce et tout se filera naturellement.
N'ayez plus peur, vous êtes mort pour l'instant, quoi de pire que la vie ? Le doute ? Certainement...

Votre Livre de Vie comporte des pages encore inexistantes pour moi.
Dieu aurait-il manqué quelques écritures à votre sujet ?

Un sage comme moi ne pose pas ce genre de questions vous savez, il vaut mieux attendre le vol de l'Aigle plutôt que de chercher à le débusquer.

Oui, soyez Jean, soyez Jean et rien d'autre.
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# Posté le jeudi 27 octobre 2005 09:18

Modifié le mercredi 14 mai 2008 12:28

J'ai Vogué jusqu'à L'Âme...

J'ai Vogué jusqu'à L'Âme...
J'ai vogué dans la nuit noire à la recherche de mon ombre, et puis, lassé de cette chasse, je me suis mis à voguer pour des terres plus lointaines, mais plus prometteuses aussi...

J'ai en point de mire de beaux rivages sur lesquels, j'échouerai mon bateau afin de ne plus être tenté de repartir, tel le mauvais fuyant.

La fin justifiant les moyens, celle-ci m'autorise à braver quelques interdits comme celui de vouloir à tout prix limiter mes actions, au seul motif que les règles de bonne conduite exigent en préambule de tout, de réfléchir à ne pas transgresser ces codes de conduites, idiotement devenus paralysants... surtout pour un aventurier comme moi.

Qu'est-ce qui est préférable ?
Le Gibet ou le déshonneur ?
L'absence de remords bien sûr...

Ne suis-je pas un pur élément fondateur ?
Je pense par l'affirmative, donc comme tout reste à établir, établissons de nouvelles règles. Des règles aussi ouvertes que peut l'être l'ouverture d'un compas.
La géométrie variable est quelque chose qui a, à voir avec l'ouverture d'esprit.

Mes pairs ont ouvert la Voie, ont élevé la voix, et se sont empressés de théoriser sur tout et surtout n'est-ce pas là, en premier lieu les Bonnes Oeuvres du Seigneur ?
Les Bienheureux.
A l'âme amicale s'ajoute l'âme des ânes... pour enorgueillir plus que pour flatter.

Parcourir le monde sans bouger, est-ce possible ?
Influencer le monde sans bouger, est-ce réalisable ?
Certainement, à la seule condition d'éprouver un attrait sulfureux pour l'Ether.
Et encore, la maîtrise dans ce lieu demande beaucoup de savoir faire ; mon humble spécialité.
Ne suis-je pas figure de proue ?

D'où je suis, je règnerais sur ce monde car d'où je suis, je peux atteindre tout le monde.

Une Apocalypse ne s'annonce pas indéfiniment, elle se vérifie.

Procédons de manière illogique.
La véracité de mes textes est à piocher non pas forcément dans ce qui transparaît mais dans ce qui n'émerge pas...

Ah, j'aime ridiculiser benoîtement vos esprits dans les méandres que construit votre attraction terrestre. J'ai à écrire une Apocalypse. Soit ! Je l'écrirai, mais j'écrirai aussi et surtout que le monde sans cesser de bouger tourne sur son axe, et sur un axe perché, l'homme peinera à comprendre sa fâcheuse posture, cadeau aux imposteurs de tous poils.

J'ai vogué et j'ai ardemment jeté l'ancre. Mon livre de bord déborde d'anachronismes mais ne souffre pas d'inexactitudes.
Par exemple, j'ai noté que le 11 septembre 2001 correspondrait à une défaite éhontée, certes mais j'ai aussi noté que l'eau qui jouxte deux terres n'en ferait plus qu'une.
Voyons, à quelle date ai-je mis ce fait ?
Deux mille cent ans environ après la venue du Représentant.

De la terre, il n'y eu plus rien ou si peu qui resta en vie qui ne le mérita.
C'est écrit au fronton du temple des idéalistes convaincus de leur superbe.

Les délabrements de la terre ne seront que la résultante des délabrements de l'esprit humain et l'homme applaudira des deux mains à sa perte. Jamais croire que vous allez bien, parce qu'à s'en convaincre, l'homme réfute les Prophéties et encourage les analyses des biens pensants.

Je parlerai d'eux aussi. De ces hommes aux allures branchées qui n'en feront qu'à leur tête. Les livreurs du livresque tronqué, truqué, tronçonné...
Ne pas s'y tromper.

J'ai vogué jusqu'aux confins, je n'y retournerai plus.
J'y ai appris les entreprises sournoises.
J'ai voulu avertir les hommes, ils me font des politesses mais ne se soucient aucunement de dépasser leurs prosaïsmes latents.
J'ai mis fin à mes jours en ne gommant rien de mes écrits et si je devais me suspendre à un fil à plomb, nul doute que celui-ci oscillerait entre le haut et le bas, mais définitivement, je resterai accroché à la main du Seigneur, mon Maître.

Vous avez noirci mon livre de certitudes, donnez-vous une chance en le blanchissant d'une appréciation heureuse. Souvenez-vous en, j'ai vogué jusqu'à vous, j'ai vogué jusqu'à échouer, j'ai offert mes mains à enserrer, mon Pavillon, mon pain, mon sel, et mon livre de bord.

J'ai donné mes instruments, boussole, astrolabe et autres pièces à conviction.
Donnez-vous la peine de crocheter la serrure de ma malle... pour votre Bien, êtres humains.

J'ai vogué gentiment jusqu'à vous, recevez-moi comme je vous ai reçu...

« A la manière se côtoie l'efficacité. »
Devise de feu, comme un Feu en mon nom...
Egal à moi-même, je suis... Saint Jean !

# Posté le vendredi 28 octobre 2005 12:54

Modifié le mercredi 14 mai 2008 12:30

Pour la Mère du Fils et sa détresse...

Pour la Mère du Fils et sa détresse...
Pour la Mère du Fils et sa détresse, j'ai donc écrit, composé, dessiné l'½uvre de toute une Epopée.

La portée de mes actes, de vies en vies, m'est, il est vraie inconnue pour la bonne raison que je ne puis vraiment pas savoir avec certitude quel public pourra être au service de mon labeur.

Qu'ai-je à espérer des profiteurs, sinon une vulgarisation tous azimuts de mes prouesses ? Un bien pour un mal ? Peut être, mais, s'il est nécessaire de héler l'inconnu par ce soupirail, pourquoi pas ? Après tout, les évadés connaissent bien cette échappatoire et la vie étant précieuse, elle lui confère le devoir de forcer un peu les choses.

On aura bon dos dans le tourment pressentait l'inquiet Judas, d'où sa soudaine lâcheté... pardonnée.

« Quand porte close m'eut été proposée, j'admis qu'il devint nécessaire de braver l'interdit et toutes convenances l'encadrant, défiant par trop... les miennes ».
Victor Hugo aurait pu vous écrire cela à l'orée d'un quelconque chapitre... n'est-ce pas ?

« Nous ne sommes jamais aussi bien servi que par nous-mêmes... » exprime également l'adage. Notez cela, mais notez également que pour servir, il convient d'être raisonnable.

L'excès en tous genres, voilà ce qui caractérise ceux qui veulent trop bien faire.
Ce qui nuit au travail, n'est-ce pas le travail lui-même ?
Pour toutes ces raisons, j'ai écrit du soir au matin en enchaînant du matin au soir, et ainsi sont venus les vers, les strophes, les notes et les gravures...
La fatigue ? Je l'ai repoussée comme une digue repousse la mauvaise mer.

Croire en son talent est plus important que de le forcer.
Ensuite, c'est l'extase qui ne trouve point de sommeil, car point de lassitude à son horizon. «Quand la pêche est miraculeuse, on se sent empli de bonne vaillance à saisir l'opportunité, jusqu'à plus soif... »

Poussé par une envie Céleste, je me suis toujours exécuté de bon c½ur, avec ardeur, et sans toujours côtoyer le génie parfois, il est vrai inconséquent.
J'ai couché des choses intéressantes, palpitantes.
A l'épreuve des émotions, on ne gagne qu'en poids de larmes.
Tant que cela est converti en bonheur, on applaudira des deux mains à l'Entreprise.

La femme, qu'elle soit Mère ou en devenir a perpétuellement et excellemment investi sur moi pour donner, proposer des révélations a fortiori convaincantes.

Depuis que j'enseigne aux hommes ce qui me vient de ci, de là, je dois constater qu'il ne sert à rien de friser l'excellence si tout se galvaude en commentaires sirupeux.
Je suis script et je besogne pour la bonne cause, sans me plaindre, j'aspire à donner aux hommes ce qui leur manque, ce qu'ils recherchent, quémandent aux Cieux.

Heureux celui qui me déchiffrera, celui-ci sera le roi des hommes !

Ah, mes chers îlotiers, comprenez que toute science a ses secrets et qu'il convient d'être quelque peu initié... à la simplicité.
Cherchez et trouvez la clé au sol, vous n'aurez alors plus besoin de serrure...
Vous serez libres !

Au chevet de ma vie éternelle, j'ai appris à déchaîner les passions, justement pour les apprivoiser. Cela ne le répétez à personne est un secret que j'ai nommé Apocalypse.
On ne termine jamais vraiment une ½uvre, il manque invariablement un ersatz de ce que mon Frère appelait : « La main jetée de notre Père Lui-Même ».

Faute d'encre ou d'encrier, il nous charge lui-même de la Tâche. »

Critiqueront les ridicules, écouteront les incrédules, mais fixé aux Bulles des Chargés de Mission, seront hissés hauts les intentions du Seigneur.
"On ne peut pas être plus en évidence que sur les têtes de mules...".
J'aime à voir les choses ainsi. C'est gentiment dit et cela résume tout.

Grandi l'Âme du bourreau car il sut donner sa main au service de son Maître, et celui-ci se plut à lui demander un brouillon. L'homme ne tarda pas à s'exécuter et commença toutes ses phrases par des H et les termina toutes par des M.
Son Maître le félicita puis lui remis un O et lui proposa de l'épouser au H et au M.
Enfin, il lui demanda d'écrire aux Hommes leur Homélie. Ce qu'il fit en projetant les lettres en désordre, ce qui annonçait a priori de terribles choses pour celui-ci.

Prière rangera tout dans l'ordre pensa t'il...

La main mise en bout de bras par la nature Divine est à couper en deux si le Majeur s'irrite de l'Annulaire cerclé de l'Alliance. L'anneau concorde ou sème la discorde, donc, prenez votre parti, main dans la main avec votre destin, si vous le désirez.

Mué, Saint Jean est d'armes, mais aux pieds de son Maître.
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# Posté le dimanche 30 octobre 2005 06:34

Modifié le mercredi 14 mai 2008 12:31

Les Cheveux de Bérénice...

Les Cheveux de Bérénice...
Voici une femme extraordinairement simple, utilisant ses atouts pour vivre au ciel, la majeure partie de son temps. Quoiqu'on en dise, là où elle se trouve, elle s'y trouve bien et heureux l'homme qui saura découvrir en elle une parfaite imitation du saut de l'ange.

On doit vous prévenir cependant que toucher à ses cheveux, même du regard, vous rendra complice de ses atermoiements de jeune fille à dévoiler entièrement ses charmes.

Tout impudent aura face à elle, une sensation que le fouet d'Amour de Dieu est là, sur sa face, pour le meilleur comme pour le pire, ce qui incitera à la profonde réflexion d'usage...

La longue Chevelure de Bérénice, voilà ce qui fait rêver plus d'un chantre en ce bas monde. Les Avertis de la chose, eux, doivent s'y pencher et songer à la caresser pourquoi pas, du simple regard, c'est mieux, d'une lunette ou deux, ce sera encore mieux.
Au passage, démêlez les n½uds coulants...

Elle qui promène dans le ciel ses beaux cheveux longs, inspire à l'Amour que l'Eternité est une chose qui pousse et par conséquent ne régresse pas. Oh, l'énigmatique phrase que voici trouvera un début de compréhension dès lors que vous aurez quittez la loi de gravité.

Messieurs, il est temps de rendre toute sa splendeur à cette Dame et lui promettre toutes vos attentions. Chez les plus belles femmes du monde, on remarque bien leur élégance et leurs toilettes mais invitez-vous donc aussi à y remarquer leurs ascendances qui font d'elles, des filles de rois puis ensuite des femmes de rois et enfin, des mères de rois.

Un seul humain trouvera Grâce à ses yeux. C'est cher payé pour une rude sélection mais le jeu en vaut la chandelle...

La Chevelure de Bérénice est un atout pour tout passionné, souhaitant coiffer au poteau ses confrères.
Bien malin celui qui y passera son peigne fin sans y ôter un seul de ses précieux crins.
Elle apparut sous son meilleur jour, rendez-lui donc son miroir inversé, qu'elle se compare à l'envie. Ne la surnomme-t-on pas « La discrète ? »

De chez vous, vous pourriez la contemplez aisément.
Il vous suffit de lui fixer un rendez-vous et elle poindra à la lueur des astres.
Soyez ponctuel et faites preuve de franchise, avouez-lui d'emblée que vous n'êtes pas riche, elle se fera une raison. Vous savez, entre nous, sa fortune est déjà faite.

Elle a reçu des Dieux tellement de paillettes d'or, qu'elle ne sait plus quoi en faire.
C'est pourquoi, elle en abreuve, encore et encore ses si longs cheveux.

Vraiment, si vous souhaitez vous marier avec elle, n'hésitez plus une seconde, donnez-vous quelques moyens de locomotion et portez haut votre regard aiguisé, jamais, vous ne le regretterez.
« A l'épreuve du temps, vous jugerez bon votre investissement » disait l'usurier...

Vous serez débiteur devant l'Eternel, mais bon, il faut bien, un jour ou l'autre investir sur une dette avec lui. Il planifiera votre échéancier et si insolvable vous devenez, il ne saisira pas grand-chose, car à part votre vie, vous possédez quoi mortels ?

Commettez mais ne commettez pas d'impairs avec Zeus, avec elle non plus, vous voilà prévenu. Je me demande au final ce que vous devez craindre le plus :
"Elle" ou son Père ?

Indice, ils ont le même caractère...

# Posté le mardi 01 novembre 2005 08:02

Modifié le mercredi 14 mai 2008 12:32