Les Mélodies Heureuses...

Les Mélodies Heureuses...
J'ai joué pour toi les mélodies tentatrices, celles qui invitent à espérer vivre en harmonie avec les serments d'Amour. Tu es là devant moi, posée comme une fleur et tu me regardes, mon Amour, jouer rien que pour toi.

Pourtant, tu ne dois pas oublier que je ne suis que fantôme Christique et je me devrais de me soustraire à ta vue. Néanmoins, tu garderas de moi une composition excellente. Celle où je fais virevolter mes doigts sur les touches à toute allure, comme pour accélérer le temps... Est-ce nécessaire d'ailleurs cette illusion des romantiques empressés ?

Mon Amour, je suis venu pour toi, chez toi, jouer le faste des sentiments heureux... Tu seras reine en Mon Paradis sitôt franchi mon seuil. N'oublie jamais cela, les espoirs ne sont jamais déçus, bien au contraire, les espoirs d'Amour à ma personne vivent jusqu'à plus soif leur intensité.

Crois moi, tu me retrouveras dans chaque église où les orgues me font fête, où les orgues font de moi un prodige, où les orgues font de moi un vibrato permanent dans les c½urs et les soupirs. C'est grâce à cela que mes représentations sont multiples, et ce, en tous lieux, faisant fi de l'heure ou de l'assemblée a priori incommodée.

Je t'Aime comme tu m'Aimes. Je suis ton beau Juste ! J'ai été homme et j'aime à être dévisagé comme un homme qui joue simplement sa partition non pour charmer mais pour élever toute la beauté en toi, en tous et pour ainsi rayonner de joie.

Je suis homme, je suis homme mais suis aussi évanescent dès que l'opprobre est jeté sur mes partitions. Pourtant, mes Maîtres, Mon Père m'encouragent toujours à visiter les c½urs endormis, les c½urs flétris, les c½urs tendus, perdus... Je joue de tout mon coeur pour votre c½ur. C'est l'atout de l'Amour dispendieux.

Qui m'invite se révèle à Mon Amour, qui m'évite interpelle mon Amour !

Je suis comblé par vos besoins. Soyez comblés par mes bons soins. Je le vis et le dis comme lorsque sont multipliés le pain ou le vin ou autre chose encore...

Je ne charme pas non, je réalise, c'est tout. A vous de me consommer...
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# Posté le mardi 18 octobre 2005 10:21

Modifié le lundi 03 décembre 2007 05:34

Les histoires d'Amour finissent...

Les histoires d'Amour finissent...
J'ai tout vu ! Ils se sont aimés ici avec beaucoup de passion et d'inspiration. Elle, était Duchesse, lui, je ne sais quoi, mais son allure trahissait la bonne éducation. Il était jeune, distingué et fervent amoureux de la Dame. C'était un voleur d'amour, comme il y en a tant. Il est entré par effraction dans sa vie, elle n'a pas su dire non et encore moins stopper cette idylle dangereuse pour sa position sociale comme pour sa lignée d'ailleurs. Extraordinaire lignée, mais je ne saurais vous en dire plus...

Les secrets d'alcôves sont généralement bien gardés, mais l'ennui, c'est que cela ne résiste pas au temps qui coule, comme l'encre d'ailleurs... Voyez-vous, la femme de chambre ou le jardinier ont du assister à je ne sais quoi, une fuite pas si discrète que cela au petit matin ou à des soupirs incontrôlés, trop sonores et donc suspects puisque Monsieur ne rendait plus visite à sa femme depuis, oh, des lustres...

Ces amants là, ont dû trop chuchoter d'abord, puis parler sans trop de retenue et cette liaison torride a fini par trouver son empoisonneur, vous savez les maîtres chanteurs, et les fauteurs du verbe ! Mais je ne saurais vous en dire plus...

J'ai assisté à tous leurs ébats, ils s'aimaient sans retenir leur fougue et libéraient ainsi tous leurs spasmes dévoués au plaisir, trop longtemps réprimés, refoulés, surtout pour elle. Lui était gentil et prévenant. Il escaladait alertement plusieurs fois par semaine le mur jusqu'à la fenêtre là sur votre gauche. Il venait parfois avec un bouquet de fleurs ou des sucreries diverses qui semblaient à chaque fois avoir des vertus aphrodisiaques tant Madame en appréciait en bouche la douceur délicate.

Il savait la charmer de son sourire, de ses yeux si pétillants, la faire rire aussi et n'avait pas son pareil pour lui faire louanges de ses grâces ; tant et si bien qu'elle s'offrait et offrait beaucoup à ce galant ! Vous voyez ce que je veux dire, n'est-ce pas ? Mais, je ne saurais vous en dire plus...

Un matin, ayant oublié de s'éveiller à une belle journée printanière qui s'annonçait, ils ont été surpris par le mari de Madame, visiblement au fait de la chose. Le flagrant délit ne pouvait guère s'opposer aux protestations. C'est que le mari de Madame n'était pas homme à s'en laisser compter, armé d'un pistolet à poudre, il a tué net au c½ur, la source de l'ennui en quelque sorte, le jeune imprudent. Oui, là, au pied du lit, lorsque supplié par Madame la Duchesse, il a tenté de s'enfuir par la fenêtre. Elle s'est jetée sur son corps meurtri en hurlant et a invoqué le Seigneur pour le ramener à la vie, mais, cela n'a pas pu être... Le mari a ordonné à la Dame de se vêtir et puis a tourné les talons. Je ne l'ai jamais revu dans cette pièce le Mari tronqué, il est sorti sûr de son bon droit.

A-t-il mieux vécu ensuite ? Je ne saurais vous en dire plus...

Aimait-il sa femme au point de commettre l'irréparable ? Je le pense mais je pense aussi qu'il a voulu, souhaité réconcilier son honneur avec la rumeur publique. L'opprobre est une chose qui tant qu'elle reste dans du velours ne gêne personne. Là, voyez-vous, l'opprobre sortait du caniveau et pour Monsieur devant ses avantages dû à son rang, cela en était trop. Le déshonneur exige réparation, cela doit être ainsi qu'il a dû raisonner. Pas de duel avec un séducteur ; non, un séducteur de salon, cela s'élimine s'il se fait pincer, c'est tout et c'est la règle.

Monsieur a dit juste après le coup de feu que justice était rendue... Mais quelle justice puisque Madame couchée sur son amant vivait cela injustement ? L'amour a ses raisons, oui et la passion a aussi ses raisons jusqu'à l'excès, cette difficile auberge pour ceux qui ne savent compter ni leur temps ni leur argent. Que croyez-vous qu'elle fit Madame après cet horrible évènement ? Oh, comme dans beaucoup d'histoires d'amour qui tournent mal, elle a certainement attenté à sa vie, ou pris des engagements de repentance avec le seigneur dans une quelconque abbaye de la région ; ou alors, elle s'est laissée faner par le temps qui passe. Tout ça mélangé peut être ?

Les mêmes histoires et les mêmes fins depuis des siècles, je ne saurais vous en dire plus...

J'ai tout vu ! En tant que fantôme honoraire de ce château, j'observe tout ce qui s'y passe, et il s'en passe de drôles, croyez-moi. Quand même, à quoi bon être de chair et d'os si d'amour pris, vous êtes expédiés illico de l'autre côté du miroir. Ce que j'en dis, moi, vous savez, cela n'a pas d'importance, personne ne m'écoute puisque personne ne me voit. En fin de compte, je ne saurais vous en dire plus... sauf que ces deux là doivent s'aimer encore quelque part. Où ?

Bah, imaginez les endroits pour ça, au paradis des amants furtifs sûrement... Encore une fois, je ne saurais vous en dire plus...

Bien le bonjour à vous, pour une fois, j'ai eu oreilles à ma disposition. Vous fûtes un bon auditoire. Dites moi, ne vous aurai-je pas déjà vu quelque part ? Je ne saurais vous en dire plus... mais je vais vous suivre jusque chez vous si vous le permettez ! Je suis si discret, comme la plume lorsqu'elle tombe silencieuse sur le plancher. J'aime à épier sans me mêler de quoi que ce soit, croyez-le ! Moi, depuis des siècles, combien de fois ai-je discrètement soufflé sur des bougies, que dis-je des braises restées allumées et trop proches de l'incendie ? Hum, des centaines de fois et pourtant, je ne porte malheur à personne...

Qui saurait vous en dire plus sur moi, hein ? Manifestement, on ignore ma mémoire, on me spolie dans l'oubli et pourtant, je saurais en dire plus si mes hôtes prenaient la peine de se mettre autour d'un guéridon. Je le mettrais en branle et alors, j'aurais moi aussi tout l'amour et la déférence à laquelle j'aspire. Ils n'y pensent pas. Pourquoi ? Je ne sais et je ne saurais vous en dire plus...

J'ai tout vu et j'ai encore à voir, mais, je ne saurais....
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# Posté le jeudi 20 octobre 2005 09:08

Modifié le jeudi 07 juin 2007 06:12

Comme dans un Rêve...

Comme dans un Rêve...
Si tu es là où je pense, tu es heureuse et entourée de fleurs pour l'éternité.
Ta beauté, ton élégance et ton maintien doivent enchanter ce petit bout de paradis où tu t'en es allée. J'aime à te regarder lorsque je rêve de toi, tu n'es pas très éloignée, mais je ne peux te toucher. "Comme un fruit défendu", dit grand-mère, cela m'est défendu de t'approcher et de respirer le même air que toi. Pourquoi ?

La vie trépidante a laissé la place à la promenade bucolique, tu es reposée dis moi, tu sembles ne plus souffrir des tracasseries terrestres... Tu me manques, tu me manques. Pourquoi être partie si soudainement hors de ma vie, de ma vue ? Que de questions auxquelles tu ne me réponds pas...

Je sais, je suis en plein sommeil et je rêve de toi maman. Non, tu n'es pas morte, tu vis dans un jardin extraordinaire et je te vois rendre grâce à la luxuriance qui t'entoure. Oh, je sais que tu aimais les jardins et les promenades. Je me rappelle que tu disais, te réconcilier chaque jour avec le jardin d'Eden. Tu nous faisais sourire, mais cela était vérité dans tes yeux.

Maman, dis moi, sont-ce les hommes qui t'ont chassée de sur la terre ?
Leur amour t'a-t-il insufflé la vilénie, la perfidie ? On nous a dit tant de choses sur les raisons de ton départ que nous, les enfants ne savons quoi penser. La dernière fois que je t'ai vue, yeux mi-clos, c'était dans ma chambre et tu m'embrassais sur la joue. J'étais à peine réveillé, j'ai pris le bonheur de cet instant et me suis rendormi contenté... mais ensuite, maman, je ne t'ai jamais revue. Ils m'ont dit : « Ta maman est partie pour un grand voyage, il va falloir l'accepter et pour longtemps... »

Qu'est-ce que cela veut dire puisque je te vois la nuit dans mes rêves ?
Tu es là et je frissonne de te rencontrer, plus belle encore qu'avant. Maman, je ne voudrais que dormir pour n'être qu'avec toi mais le matin, je me réveille et tu n'es plus là à mes côtés.

Je sens parfois ton parfum si agréable qui semble m'accompagner un peu partout. Dis, quand est-ce que tu rentreras de vacances ? Le Monsieur au langage compliqué de l'église, tu sais celui qui est sévère avec moi, m'a dit que tu allais peut être ressusciter mais qu'il fallait patienter un moment.

Un moment ? Moi, je trouve que cela dure trop longtemps. Maman, reviens avec nous, ce n'est pas possible que tu sois morte ou alors, tu serais avec le Jésus dont tout le monde parle ? Qu'est-ce que je vais devenir moi sans toi ? Je n'ai que huit ans et je te veux près de moi, ici...

Tu es si belle, jamais je ne pensais que tu serais si joyeuse, si apaisée, si aimante au-delà de tes soucis que tu semblais avoir avant que tu ne disparaisses. Au-delà de ça, tu sais, j'ai bien travaillé, j'ai réussi à améliorer mon violon et je crois que c'est parce que je pense à toi lorsque je joue. J'espère que tu m'écoutes quand même ?

C'est bien de te voir en images pendant mon sommeil. Je pense que tu ne dois revenir ici que la nuit et après tu repars, cela doit être à ce moment que je me rendors et au petit matin, tu n'es plus là. C'est bizarre, plus personne ici ne te cherche alors que tu as disparu...

En attendant, je vais tous les jours me promener dans le grand jardin du Luxembourg en espérant t'apercevoir voir, mais je ne vois que d'autres dames qui te ressemblent.
Même si elles me sourient parce que je les regarde avec insistance, ce n'est jamais toi. Non, vraiment, il n'y a que dans mon sommeil que je te vois, et puis maintenant, tu es plus radieuse que toutes les autres mamans de toutes façons...

Un jour maman, tu reviendras pour de bon et nous mangerons des gâteaux comme avant...et puis je te présenterais ma nouvelle amie Rosine. Elle est jolie et veut se marier avec moi qu'elle a dit. Mais, moi, je ne suis pas pressé. Je lui ai dit ce que tu m'as appris :
« dans la vie, on commence par mettre un pied l'un devant l'autre, avant de faire plus compliqué, donc, jamais les deux en même temps ».

Je crois qu'elle a compris que j'avais d'autres choses à faire et puis, je suis trop jeune n'est-ce pas pour me marier, même dans quelques années ?

Maman, promène-toi avec moi encore, même si c'est la nuit.
J'aime te regarder et je pense que papa vraiment, il a la plus belle femme du monde, même s'il a dit l'autre soir à table qu'il allait nous présenter une autre maman.
Moi, je lui dirai de réfléchir à deux fois.
Rosine m'a dit que si je disais cela, c'est sûr, mes joues allaient souffrir.
Je ne vois pas pourquoi...

Oh, je vais me réveiller, je te dis à bientôt maman.
Je te fais beaucoup de bisous parce que, je ne sais pas si tu en as assez au paradis de l'attente où tu es...
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# Posté le vendredi 21 octobre 2005 09:02

Modifié le mercredi 14 mai 2008 09:02

Cygne des Temps... qui courent...

Cygne des Temps... qui courent...
On a laissé le Cygne blanc s'avancer au bord du rivage.
Sans doute voulait-on l'admirer de plus près ?

Jouir de son ramage et de son plumage pour témoigner de tant de pureté, de chasteté, en y pensant bien, n'observe-t-on pas là, une jeune vierge en la dévisageant à l'excès de l'envie, voire de la convoitise éhontée ?

Aimez profondément le Cygne pour son calme autant que pour la fougue dont il est capable et même pour sa séduction imparable lorsqu'il se présente à vous, au fil de l'eau, seul, comme s'il vous choisissait pour être l'unique proie de ses ardents désirs... de vous prêcher quelque chose, penseriez-vous.

Pour autant, lui demanderait-on de chanter que cela en serait déplacé ? Prudence, l'octroi du chant chez le cygne, présente de multiples avantages mais aussi de multiples désagréments si, si les notes se présentent à vous en fendant l'air mais aussi vos oreilles. Averti, vous lui ferez la Grâce de ne point l'inviter à une sorte de rituel, fatal pour lui au bout du compte.

Songez un peu que le cygne, ce héros à la force tranquille est si déterminé dans ses choix, qu'il ne glisse à terre que pour y vérifier que les pécheurs foulent bien là, une terre encore gangrenée par le sang et la poussière. S'il le pouvait, le Cygne rendrait à ces terres tout leur aspect primaire, mais il finit toujours par y renoncer et retourne là où la transparence fait loi.

Donnez-lui un signe amical car ne veille-t-il pas sur vos ondines ? Grandeur et décadence, les deux moments privilégiés que retiennent les hommes donnent au Cygne une légère frustration car lui sait que l'homme, fils de Dieu porte en son coeur une mer intérieure bien trop sauvage pour être fréquentée.

Mais, ne désespérez pas de lui, il soigne au firmament de sa volonté, les âmes de ceux qu'il choisit au bord des lacs, des rivières... mais peut condamner à mort quelqu'un, quelque part lorsqu'il chante à Zeus son appel déchirant, clamant clairement qu'il faille ôter de la terre une âme jeune, vierge et imparfaite non pas pour la punir mais pour la protéger de l'espèce humaine.

Zeus, Dieu, prend alors sa décision et ordonne le rappel d'une telle âme, mais ensuite exige des hommes plus de sacrifice. La mort d'un Cygne ayant chanté jusqu'à sa fin invite ensuite les hommes à plus de loyauté envers l'Amour Divin.
Les Sages savent cela...

Prendre des vessies pour des lanternes, voilà bien l'erreur par trop souvent commise par l'homme. Le Cygne blanc éclaire la route des prophètes !
Ne fourvoyez pas vos regards sur eux, laissez-vous glisser vers l'innocence jusqu'à en perdre haleine, mais auparavant, chantez.

Qui mieux que Zeus reconnaîtra les siens dans les glorieux chants qu'il affectionne d'entendre ? Rappelez-vous, une voix s'éleva et fit entendre un râle, l'homme était mort, le signe avant coureur que ses frères avaient déplu, s'inscrivit dans le ciel. Ce jour là, quelque part, un Cygne avait chanté pour une noble âme...

Soyez juste avec les Justes et justice sera faite... Assigner en justice vos frères, soit, mais n'oubliez pas dans ce cas de vous assigner à établir votre innocence. La Lune est toujours témoin à charge en ce cas. Nécessité oblige, Zeus détonne en nommant toujours le même procureur. Je le répète, nécessité fait Loi.

De l'Alpha à l'Omega, l'écart est court mais les entrelacs si longs ; nécessité zététique.

Heureux l'homme qui croisera un Cygne blanc, preuve lui sera faite de sa beauté.

# Posté le lundi 24 octobre 2005 05:53

Modifié le mercredi 14 mai 2008 09:03

Le Temps est compté...

Le Temps est compté...
Il ne me reste que peu de temps à vivre sur terre pour finir d'accomplir ce que toi, Horus attend de moi. L'éclat et la splendeur de mes actes doivent rejaillir sur tes accomplissements terrestres.

Horus, tu m'as fait Pharaon, tu m'as donné la Puissance et la Renommée.
Attends-tu de moi des conquêtes encore et encore ou dois-je solliciter les Génies pour ½uvrer à défier les lois de la nature ?

Tu m'as fait Pharaon, j'ai pour mon peuple et ceux asservis, d'extrêmes exigences à élever notre nation au-dessus des autres nations. Pour ne pas nous fâcher, je rends Gloire à Ta Puissance et j'aligne comme demandé les éclats des Pyramides afin qu'elles soient vues de chaque étoile.

Nous nous soumettons aux perpendiculaires sacrées...

Horus, le temps passe, les crues du Nil demandent de plus en plus de sacrifices, j'ai à te demander d'épargner mon peuple. Il lutte debout pour toi mais face aux dévastations et aux maladies, meurt sans comprendre réellement tes Volontés.

Ne suis-je pas le fauteur de trouble ? Est-ce après moi que tu te fâches ainsi ? Veux-tu d'autres sacrifices ? D'autres conquêtes ?

Ma jeunesse s'en est allée et je vois l'espérance de te rejoindre poindre comme le Soleil du jour.

Moi, Pharaon soumis à toi Horus, fils d'Isis et d'Osiris te demande de m'accueillir dans la Vallée des Valeureux, car j'ai toujours été fidèle et n'ai jamais comploté contre les scintillements de tes sables. Je m'agenouillerai devant Maat, que Thot s'attelle à sa tâche et que soient données les évidences de mon âme devant Osiris lui-même.

Je suis Ptolémée VII, Roi d'Egypte, j'ai pris soin de d'éliminer tous les adversaires à mes entreprises pour Ta Gloire, mais n'ai-je pas froissé Ta Volonté de Paix et d'Amour ?

Rien ne peut se faire en ce monde sans cruautés et autres perversités. Horus, pardonne-moi mes actes vils, j'ai soumis par la force, j'ai écarté les gêneurs par la mort forcée, mais avais-je le choix quand je pense aux nombreux complots déjoués dont j'étais la victime désignée ?

Ne me donnez plus à diriger une Nation et à commander un peuple. Je souffre de mes actes et le peuple d'Egypte, lui, me le rend bien mal. Que devient-on à tes côtés avec un passé de criminel ?
Dormir à tes côtés, c'est ce que je souhaite.
J'irai par delà les traversées te rejoindre et t'implorer du pardon des infidèles car je le redoute, d'avoir été infidèle à Tes Souhaits.

La mort qui viendra m'envelopper sera mon sarcophage, laissez-moi enorgueillir les enfers si je le mérite, sinon, facilitez-moi le Passage comme à tout Héros vaillant.
J'ai, Horus, j'ai Bâti sur ton sable des impossibilités.
Souviens-toi en !

Les Grands Prêtres ont ourdi contre moi, j'ai donc fait tuer les prêtres. Les chacals ont terminé la besogne. Donnez-moi l'assistance, car Pharaon termine son existence indigeste...
Le serpent calomnieux ravage mes entrailles, puisse-t-il y trouver un antidote et pactiser avec lui... le temps pour moi de gagner ta demeure Ô Horus, l'Eclaireur.
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# Posté le mardi 25 octobre 2005 10:01

Modifié le mercredi 14 mai 2008 12:25