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JE/JEU

JE/JEU
Je n'ai pas voulu dire ça...
Je n'ai pas entendu ça...
Je n'ai pas vu ça...

Mais j'ai reniflé les hasards, les coïncidences, les courses folles des protagonistes du « jeu du chat et de la souris ». J'ai toujours dit à ma Mère que cela m'amusait et toujours elle m'a dit d'en prendre mon plaisir et d'en laisser le souvenir car à quoi bon ? Tant que cela n'est pas « jeu de mains jeu de vilains... ».

On se suit, on se croise, on se court après, ça défoule et l'adrénaline qui va avec est sollicitée, titillée, haranguée... C'est du gâteau pour l'instant car chacun s'emploie à brouiller les cartes de l'autre et à constamment remettre de l'ordre dans les siennes. Le chat devient souris et vice et versa, la souris est attirée dans des pièges qui ne lui plaisent guère mais que fera-t-on le jour où la situation sera plus grave, le jour où d'autres acteurs se mêleront au jeu du « Attrape-moi si tu peux » ? La fuite passera-t-elle par l'un des trous du morceau de gruyère qu'est le Salut ?

Je n'ai rien fait exprès, mon sixième sens me dit des choses ; s'imposent à moi des images et je deviens non plus le point de mire mais comme un télescope inversé, de loin en loin, je vous vois au plus près de moi. Comme c'est étrange ma Mère, je vois tout mon Monde en 3D et je devine tel le chasseur qu'à tel endroit se trouvera à tel moment celui ou celle qui me chasse à courre. Je voudrai en rire mais dois-je dire ou avouer qu'au fond, j'aime ça, entrer dans la quatrième dimension ? Je ne suis pas parfait !

Ma Mère dites-moi, les Hommes pourquoi chassent-ils des proies faciles ? Ils se précipitent dans la complexité au lieu de demander au petit félin le lieu où il se nourrit. Ne bandez pas les muscles pour si peu, je n'y vois pas l'intérêt, ai-je dit en rêve à ceux d'en face ou seriez-vous adeptes du bizutage ? Je ne sais...

Viendront les jours où mes gentils chasseurs devront bien au contraire me protéger et me donner asile avec amour et douceur ; viendront des temps où tout sera en triple risque. Oui, quoi, ma Mère me le dit à demi-mots, des prédateurs venus de contrées plus lointaines se mettront fatalement en route pour faire prisonnier un spécimen de mon espèce. Ils déploient déjà des filets pour connaître mes parcours de réflexions, mes pistes sauvages mais je n'ai pas peur même si je les sens prêts à me capturer utile pour ensuite me manger à leur guise. Le futur pour eux passerait-il par ma neutralisation ? Je ne sais...

Dites-moi, au nom du JEU, que faut-il faire ? Dans quel sens courir ? Faudra-t-il que je me débatte face à plus coriaces et inventifs que vous ? Cessons d'être ridicule, ma fontaine vous est ouverte. Si vous le voulez, après s'être désaltérés, nous gambaderons dans les verts pâturages de l'innocence et vous constaterez qu'on peut y prendre du plaisir car jamais on ne s'y ennuie. Je dis, mes amis venez, auprès de moi, cessez d'être trop importants, cessez d'être graves ! L'heure ne l'est pas encore.

La fuite, l'esquive, le chassé-croisé, quels jeux d'innocence. Lorsque j'étais enfant, c'est-à-dire aujourd'hui comme hier, j'étais déjà le roi du pas de danse, du crochet, de la feinte... J'ai grandi plusieurs fois dans les tribus sauvages et j'ai tantôt survécu à mes ennemis, tantôt mal fini, c'est que l'expérience s'enrichit d'échecs. Je me souviens, j'étais prisonnier, je me souviens que d'une manière ou d'une autre je m'évadais... ou je mourais. Ma liberté est celle de mon Créateur ! Tout le monde sauvage accepte cette vérité de base.

Ma Mère m'a seulement dit de ne pas me salir, elle m'a dit, si tu ne peux faire autrement avec tes instincts, alors, laisses-les parler les premiers, tu verras, un jour tu cesseras de courir à gauche et à droite car tu ne souhaiteras qu'une chose, rester dans le droit chemin. Mais alors, les autres pourquoi sont-ils tout le temps après moi comme des chacals ? Les autres grandissent, le savent-ils ? Le programme de l'enfant lui fait passer des stades, un jour, il est l'adulte de référence et à ce titre réfléchit avant d'agir. Il devient alors Sage !

Oh ma Mère ! Je doute moi un jour d'être adulte. Je suis un enfant qui n'aime que ces jeux qui vont et viennent au coeur de la prime innocence. M'enlèvera-t-on ce qui me donne une envergure ? Je n'aime que ça, être moi, être le "je" qui s'imposera partout et même si cela ne plaît pas, ils devront accepter que celui qui se dit maître du « je », soit dit en passant, n'aime que dire NOUS.

J'aime, j'adore le « je » car trop longtemps, j'ai été le "Il" des médisants et des cadors. L'ego est un jeu qui se déroule comme une pelote de laine. Tirez dessus ! Jeu de pistes, soyez confiants, bienveillants, heureux. Dans mes rêves, je me vois dire aux foules : « je vous le dis mes frères, vous devrez renoncer à vous-mêmes si vous voulez continuer à exister vous-mêmes. »

Je visualise la scène, j'observe les acteurs, je scrute les spectateurs, je répertorie les immeubles, les meubles et les objets, j'entraperçois les ondes mauvaises, j'englobe un tout et je le survole facilement ou presque. Mes yeux sont une caméra infrarouge et je m'installe dans les angles impossibles, là où se cache ce qui mérite de l'être mais qu'est-ce que le mérite, dites-moi ça.
Ah oui ! Vous dire encore une fois que le « je » est un jeu à " tu ", à " il " et nous vous invitons certes dans la danse mais pour bien saisir, oubliez-vous un instant.

Je/Jeu suis furtif. Pourquoi ? Ma Mère dit que c'est inscrit dans la paume de ma main. Après tout, le « je » part bien de là non ? De cet endroit intérieur, caché, là où Dieu grave les itinéraires et les cahotements de l'existence. Mais oui, notre paume de la main est une petite forge où le Créateur martèle avec amour ses extrêmes et fermes Volontés.

J'étais, je suis, je serai... car le jeu en vaut la chandelle !
Mais pour l'instant JE suis unique.
Et vous ? Avez-vous l'âme d'un Geronimo ?
Moi oui car je sors de ma réserve.

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Tag'Art ?

Aussi inexpressif que soit un dessin mal esquissé sur un mur gris de banlieue, certains contours valent pourtant bien quelques détours si tant est que juger l'art urbain soit dans vos cordes. Le graffiti pour le commun est d'une cochonnerie sans nom mais qu'ils se taisent donc les censeurs car s'ils savaient qu'une certaine « société » souterraine emploie, à l'occasion, ce mode de communication pour échanger voire recruter de futurs kamikazes, ils s'emploieraient, ces gens bien mis, à tenter de déchiffrer un peu mieux ces codes inventés et réinventés chaque jour que Dieu fait. Tout est écrit sous les yeux des futures victimes mais ignares, celles-ci ne peuvent ou ne veulent s'adapter à un langage imagé vite fait, bien fait et déposé ici et là, à l'adresse de ceux désirant porter de potentielles bombes... certes de peintures mais pas seulement, car l'abstrait a ce côté majeur qui parle si bien aux mineurs, notamment, même s'ils ne le restent pas.

Que voulez-vous, l'Homme n'a eu de cesse de transformer l'écriture, le dessin, et aussi laids soient-ils, ces langages de communications toujours modernes peuvent se révéler d'une redoutable efficacité. Certes, le mot « Révolution » est un peu loin et plus exprimé de la sorte mais si les mots changent, les langages de l'esprit sont eux, à travers les siècles, les mêmes. Vous ne circulerez plus jamais dans une jungle urbaine sans les remarquer et les visionner d'un ½il nouveau, alors peut-être découvrirez-vous des choses stupéfiantes mais tout de même, pour progresser dans le déchiffrage d'un tag, une adaptation réelle et sérieuse semble requise avec des mises à jour quotidiennes.

L'Art primaire cache si bien ses pensées secrètes et si mal ses cris du c½ur que tomber dans son piège du grossier est facile. Ne cherchez pas des mots mais des signes regroupant des mots, des phrases, auxquels il faudrait mettre en biais, en parallèle et en culture des décodages évidents. Qui creuse trouve ou s'enterre de honte !

Cela me rappelle un vieux texte, certainement apocryphe :
« Cela était écrit sous leurs yeux mais les hommes n'y voyaient guère que ce qu'ils voulaient y voir ou plutôt ce qui arrangeait bien leur esprit de l'instant. Chaque jour, ils voyaient mais restaient aveugles et chaque jour un peu plus, ils perdaient de leur pouvoir car tout autour d'eux changeait d'aspect et d'allure mais ça non plus, ils ne le voyaient guère.
Il était écrit en boucle leur perte mais ils continuaient de croire en leur avenir marchand, aveuglés qu'ils étaient d'avidité.
Un matin, un soir ou une nuit, ils se réveillèrent dans l'autre Monde et ils ne comprirent pas tout de suite la cabale dont ils avaient eu à souffrir.

Ainsi, le Créateur les reprit par la main, un à un, et leur inculqua à nouveau que le langage est l'expression de l'âme et les faits et gestes, les articulations de l'esprit. Parfois meurtrières ces articulations. Alors, ils eurent mal et exprimèrent de vives douleurs. Sollicitude même, le Créateur se chargea de les guérir d'un trait ; artistique ou non, il le fît et ainsi, ils purent reprendre leur marche en avant car si les morts effectivement déambulent, là où ils allaient ne pourrait se décrire qu'à partir d'un dessin qui ne resterait que fatalement vague aux aveugles de leur propre esprit. Ceux-là se promirent à nouveau de lire à l'endroit le mot Terre avant d'y retourner et ils devinrent par avance des Avertis et à ceux-là, Dieu confia immédiatement la garde de Yérusalem. ».

Aussi inexpressif que soit un gribouillis, penchez donc la tête car souvent c'est elle et son axe trop certain qui font défaut, donc erreur de jugement et lorsqu'on sait que le jugement est base d'action et de protection de l'ordre, voilà donné le meilleur des conseils : « Osciller tant que vous pourrez du moment que sur le cadran solaire, regard en face vous aurez. ».

J'aime à être le conseilleur, celui qui donne parfois l'heure. Exacte est cette chose d'importance.

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Ne pas rendre les choses plus compliquées qu'elles ne le sont déjà !

Bien en peine de trouver des réponses à leurs « pourquoi », les adeptes de l'intelligentsia néanmoins se grattent fréquemment et frénétiquement la tête au vu du peu de réponses à leurs presque éternelles et ennuyantes questions. C'est que la qualité doit faire défaut chez ces gens-là et à n'en point douter, l'esprit d'analyse, pourtant si souvent soumis aux rudes épreuves de l'existence, ne parvient pas à se hisser un cran au-dessus de ce qui voudrait être des vues quasi-scientifiques des errements humains et des extravagances s'y attenant. Les circonvolutions psychiques et spirituelles (quelles différences ?) d'un « rebelle » sont, il est vrai, toujours à prendre avec des pincettes pour qui voudrait en percer les mystères.

D'abord sympathique, une telle « cible » ne peut qu'emmener ses interlocuteurs là où elle le souhaitera, volontairement ou non mais toujours par souci d'Amour et aussi par souci d'établir au grand jour ce qui lui fait autorité donc discipline et servitude, au sens noble du terme ce dernier mot. Cherchez-vous des leviers pour vous introduire sur un tel terrain ? Si « oui » est la réponse, alors, armez-vous de patience et posez-lui les bonnes questions au lieu de vous échiner à provoquer un croc-en-jambe qui ne pourrait qu'être préjudiciable, voire fatal à vos maigres espoirs. L'Homme a besoin de marcher, non de rouler à l'aide d'une télécommande universelle.

J'ai connu autrefois, il y a bien longtemps, un « Giordano », illustre personnage s'il en est et qui, plutôt que de voir son esprit être soumis à l'infernal, fit de son existence, une planche de Salut Magnifique. Sa mort comme racontée est peu à la vérité humaine si on sait que sa force d'âme elle-même alluma le bûcher auquel il était de toutes les manières destiné ; enfin, par l'homme destiné. Cela se peut tout cela, malheureusement. A qui la faute ?

La man½uvre ne vous est-elle pas délicate sur une telle « cible » même en contournant et en recontournant sans cesse les aspects de la chose ? Ainsi, jamais vous ne pourrez vous introduire dans une telle édification de l'esprit abreuvé à la sauce « Saint-Esprit » sans prendre en compte le fait similaire que la Lumière, la Pure, ne se met pas en cage, un écheveau génial encore moins. Faudrait-il être fou pour envisager pareille option ? Je ne suis pas loin de le penser. De vous à moi, qui perd son temps sinon celui qui chaque jour passant se voit amputé d'une possibilité d'agir sur l'interface qui fait toute sa vie et cette vie est Monde.

A un ami, j'aurais envie de lui dire : « Tu ne pleures que d'un ½il, mais quel ½il ! »
Il me répondrait : « Pris en défaut, je me le percerais plutôt que d'y voir dedans des atrocités. »
La pelote de laine, vierge de souillure, se tricote mieux et ainsi naissent les plus beaux patchworks, de ceux qui s'offrent et non de ceux qui souffrent ou font souffrir.

Cela vous paraît compliqué du début à la fin ? Je vous le dis, commencez votre lecture par la Fin qui peut se révéler être un bon début. Celui qui veut voir doit savoir faire des concessions car ceci est indispensable à sa seule survie car c'est bien de cela que nous causons, n'est-ce pas ? Un peu comme au poker-menteur en somme...

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En bonne société...

En bonne société, le modernisme a prise mais il convient de bousculer un peu les codes car à force d'emploi, ils deviennent un peu trop convenus. Pour cela, on fera appel à la jeunesse et à sa propension à créer de manières subites de nouvelles ambiances, ma foi, agréables et colorées, à défaut d'êtres savamment subtiles.

Le seul ennui avec l'enthousiasme, c'est qu'il génère une sensation trop positive comme si rien de négatif ne pouvait survenir. Or, il n'y a pas que la Foi qui sauve de l'ennui, il y a également la passion aux contours maîtrisés car inculqués dès prime enfance. Charabia ? Pas tant que cela si un exemple vient en appui ; un peu comme celui-ci :

Un cordonnier-serrurier s'ennuyait ferme dans sa boutique pourtant ouverte du matin jusqu'à la tombée de la nuit. Bien que le travail ne manquait guère, c'est la qualité demandée, exigée qui constamment le décevait. Réparer des semelles et renforcer des talons usagés par milliers le lassait tant et si bien que le temps passant, il jetait tout son dévolu, tout son amour du travail bien fait dans la fabrication de clés à usages précis.

Il faut dire que sa clientèle riche, discrète et bien installée avait comme habitude, allez savoir pourquoi, de changer, dupliquer à tout va les clés de ses domiciles connus ou secrets comme les garçonnières et autres lieux à usages non avoués. Un fatras de serrures à énigmes, ce à foison.

Bien qu'il ne se posât pas de questions précises, quoique, discrétion oblige, il sache reconnaître les clés qu'il imaginait ouvrir portes d'entrées, chambres, fortes ou non, et même différencier les demeures des cabanons de jardins qu'il pensait bien entretenus et pourvus de hauts grillages surmontés de caméras et d'alarmes en tous genres. Ce qui était le cas.

Ouvrir une porte est simple mais outre le fait d'y entrer discrètement, encore convient-il d'être lucide pour y faire un état des lieux précis, correct, si tant est que ramener plans et souvenirs concis eût une importance. Justement, il aimait à fantasmer chaque clé qui lui passait entre les mains et à l'usage, il se voyait pousser des portes de citées interdites pour découvrir des choses étonnantes, extraordinaires. Loin d'une réalité d'arrière-boutique, il fantasmait une réalité à peine virtuelle. A ce propos, un client philosophe de passage lui demanda où pouvait se situer la différence car, disait-il, ce qui existe est tout aussi otage de la conception humaine que ce qui n'existe pas. Point de différence, ce qui importe, c'est justement de s'intéresser à ce qui, a priori n'existerait pas. Le seul fait de l'imaginer prouve déjà une certaine utilité de l'existence donc du raisonnement. Si tout est relatif, que dire des certitudes ? L'humain n'a pas besoin de réinventer le passé, il se concentre bien naturellement sur le futur et pour cela, il s'appuie sur le caché comme un prêtre le ferait d'un bestiaire inconnu retrouvé sous une dalle à la verticale de son autel. L'Homme et sa complexité sont à multiples facettes, c'est ce qui le rend fort intéressant à observer. Sa vulnérabilité est là, dans un de ces miroirs aux alouettes dont il est l'unique détenteur. Eh oui ! L'existence n'est qu'un vol qui toujours précède l'inexorable chute devant un Saint-Pierre bien en place qui exhibera, le jour voulu, son trousseau de clés sous votre nez avant de vous sceller un sort qui se voudra, espérez-le, heureux et non à brûle-pourpoint..

Cela sert à ça un bon client, à avoir l'esprit ouvert, à vous conforter dans le fait que vos pensées ont, non seulement, une trouble existence, mais un fondement sûr et de possibles aboutissements qui valent largement celui des choses préalablement établies. A un tel client, on lui fait une faveur de temps en temps pourvu qu'il repasse avec sa science de l'esprit délié.

Notre cordonnier à la vocation tenace de serrurier s'enrichissait peu à peu et pour tout dire relatait dans son journal intime les méandres de son palais idéal, palais construit au hasard de la multitude de clés passées et malaxées entre ses mains et suggérant autant de portes, de pièces, de caves et de couloirs et de... souterrains.
Tout ceci vous laissera à penser que parfois, l'esprit d'imagination réside aussi bien au creux des mains qu'en son vénérable siège, j'ai nommé, l'esprit d'à propos, si tant est que la noblesse soit accrochée au c½ur de celui-ci pris en exemple et non à défaut. La Noblesse est au c½ur ce que la poignée est à la porte, dans les deux cas, cela rehausse d'autant ; avec ou sans dorures et laisse entrevoir des alvéoles passionnantes. Le c½ur bon serait semblable à la ruche ? Miel, que j'aime ton nom et ta saveur.

En bonne société, on n'aime guère le changement sauf peut-être celui qu'on aura soit même planifié, étudié, calculé, financé... Avouez, ceci manque de charme. Autant pour un considéré pauvre, se prémunir de monnaie de singe afin d'évoluer à sa guise dans son contexte de vie. Appelé familièrement vague « cousin », les bourgeois pouvaient autrefois vous donner une chance de réussir, à la condition exprès de ne jamais faire plus de jeux de mots qu'eux. A l'esprit fertile, ceci fût une torture sans nom. D'où le parlé-codé à bonne sauce sans doute et à destination des « choisis ». Le Populaire ainsi présenté n'engrossa pas que les bonnes et ce ne sont pas feu les bourgeoises d'antan qui aujourd'hui, du Ciel, refuseraient d'en témoigner. Pour peu qu'elles aient l'esprit-canaille bien conservé...

Bah, les enfants, bâtards ou vils rejetons, tant qu'ils naissent et vivent sous des latitudes républicaines, y aurait-il quelque chose à redire ?

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Curiosité

Par principe, tout corps plongé dans l'eau exercerait une poussée de bas en haut prêtant à... faire sourire n'importe quel enfant un tantinet curieux voire espiègle. L'important est de ne pas s'endormir sur ses lauriers, conserver un coup d'avance permet au cerveau alerte de ne pas craindre la surchauffe, ce qui ravit l'esprit occupant n'importe quel corps. En la matière, revenir à nos moutons ne serait pas chose déplacée mais preuve d'intelligence. Ces dames se plaignaient du service mais n'oublièrent-elles pas l'espace d'un instant qu'elles furent à la base du recrutement du petit personnel ? Oublier est dans la nature humaine une manière de provoquer un retour du danger. La perspective est curieuse mais logique et elle-même répond à un rythme cyclique bien plus précis qu'on peut le penser. Pour chapeauter de telles circonvolutions, la physique quantique fût inventée après avoir été développée mais du fin fond de l'univers impitoyable, on pense le contraire. Etonnant pour le voyageur de passage à qui nous disons avec insistance de scruter la voûte céleste et de se référer une fois de plus à Bételgeuse, cette soumise. Les bulles, ne prenons-en qu'une, me font penser à la fragilité, quoique l'ossature d'une seule bulle est plus complexe que simple en apparence. Ce qui réside dans une bulle est variable surtout si vous maîtrisez l'étirement de celle-ci. Comment étirer une bulle sans la crever ? Avec des pinces de manière à l'écarter ? Non bien sûr ! Le meilleur moyen d'amollir une bulle est de la persuader de le faire de son propre chef. Comment ? En lui suggérant l'idée avec un exemple virtuel. Ainsi elle imitera ce qu'elle pensera être sa cousine et ainsi elle ne fera qu'obéir à un ordre voulu. Domestiquer est finalement aisé, ce qui l'est moins, c'est d'en prendre la responsabilité devant n'importe quel Dieu. L'Homme a sa charge, l'esprit, lui, a sa décharge et rien n'est plus contradictoire que cela, en apparence seulement. Mais ce constat infaillible dédouane devant n'importe quel tribunal. Etre jugé devant L'Eternel n'est pas une souffrance mais une libération. C'est qu'il y a une différence entre avoir les mains propres et présenter un esprit sale. L'effet d'annonce n'est pas recherché mais avouez que dans n'importe quel campus, cela aurait valeur de bombe. L'étudiant de base est toujours un étudiant en attente d'être converti. Ensuite, à son tour, il éduquera son petit monde. La roue tourne, des milliers de roues tournent et leurs rayons se jouent de la lumière, puissent-ils en savourer les éclats superficiels ou non. Tout jouet plongé dans l'esprit d'un enfant exerce une poussée mécanique destiné à le faire rire et cela ne ravit pas toujours sa famille même d'adoption.

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Loi des séries.

Loi des séries qui dit que la fatalité est incontrôlable. Mais s'il fallait juste placer vigie au milieu des places fortes afin de parer à tout danger, cela se saurait dans les hautes sphères comme dans les plus insignifiantes. Les drames et autres catastrophes ne font parler d'eux au motif premier qu'une politique suffisante n'aurait pas été mise en place assez tôt pour l'éviter. Hum, hum, hum, je pense l'Homme accroché à cette manie de jouer à la roulette russe, celle qui donne au hasard une place prépondérante à la mauvaise chance.

Jamais le coût humain n'est à rechercher dans ce qui n'est rien d'autre qu'une basse besogne de la nature qui s'entend à préserver ses intérêts propres. Tout ce qui se rebiffe a l'excuse qui le dédouane de l'acharnement. Un estimable poète l'a dit : « Les grands projets sont toujours accompagnés ou précédés de petits projets visant à déblayer le chemin royal ».
Rien n'est moins certain que la prise en charge par l'Homme de l'information journalière.
Question de fiabilité.

J'ai joué dans la cour des grands, aujourd'hui, je donne de mes conseils aux Avertis.
Laissez faire et vous aurez, vous-même à faire la basse besogne. Qui mieux que moi sait préciser ceci : « Partager est ½uvre de bienfaisance ; distribuer, ½uvre de bienveillance ; conseiller, ½uvre de grande éloquence... d'esprit ». Veuillez noter que vous aurez noté.

J'ai pour la loi des séries une affection qui en rejoindrait une autre comme par exemple, l'affection appelée paternelle. Eternelle réponse aux éternelles questions. Qui êtes-vous dans ce monde ? De petits canetons suivant leur mère et rien d'autre. Leçon à garder dans un coin-coin de votre mémoire. J'ai ainsi de bonnes nouvelles. Rien que pour cela, me décerner les Palmes Académiques me ravirait. Une breloque ne vaut pas grand-chose, sauf dans le regard de ces dames qui aiment tant se pâmer devant un poitrail si hautement affublé.
J'aime cette approche qui précède généralement une mise en situation avec équivoques, mais pas d'inquiétudes, je suis rodé à tout jeu qui se voudrait à pas cadencés, en un mot casse-gueule. C'est là que se situe mon mérite, dans la vue que je me fais du point que vous pourrez appeler point de vue. C'est d'ailleurs, une question...

Loi des séries, séries de lois, qu'est-ce qui importe sinon les effets aux effets ? Le malheur au malheur peut être un nouveau c½ur, c'est un adjuvant au bonheur qui se respire. Messieurs, tout est dit ! Vous savez que ce qui arrose les grands fleuves, ce sont les petites rivières. Pêcher dedans est possible, permis, recommandé même. La canne à pêche sera toutefois indispensable. La patience aussi.

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Radicalement Récalcitrant

Gronder n'est pas radicalement une force de frappe, à proprement parler du moins. S'il s'agit dans un premier temps de ne pas se salir les mains, alors oui, élever la voix est d'évidence mais face à une résistance sévère, il deviendra évident qu'une action en force obligera le récalcitrant à obéir. Après tout, les vilains ne reçoivent que ce qu'ils méritent et personne ne viendra les plaindre. Cela serait surprenant.

Frapper n'est pas radicalement une preuve de bonne humeur, à proprement hurler du moins. S'il s'agit dans un premier temps de se salir les mains, alors oui, abattre la main est une action logique mais face à une résistance sévère, il deviendra évident qu'une action plus forte obligera le récalcitrant à capituler. Après tout, les vilains battus ne reçoivent que ce qu'ils méritent et personne ne viendra leur porter secours. Cela serait dérangeant.

Achever n'est pas radicalement un geste destiné à sauver, enfin, exécuté comme ça du moins. S'il s'agit dans un dernier temps de l'emporter en détruisant, alors, se salir les mains sera d'évidence, mais face à une résistance de kamikaze, il deviendra clair qu'une action en morse obligera le récalcitrant à mourir. Après tout, les vilains ne subissent que ce qu'ils demandent et personne ne viendra les dissuader. Imaginer le contraire, cela serait saisissant.

S'expliquer n'est pas radicalement une démarche destinée à convaincre, à proprement bafouiller du moins. S'il s'agit après le feu de l'action de démontrer en argumentant, alors, s'être sali les mains sera chose établie et face à la détermination du récalcitrant, il deviendra évident qu'une action répétitive était nécessaire. Après tout, les vilains n'avaient qu'à bien se tenir et puis personne ne viendra plus parlementer pour eux. Cela serait inutile et même provocateur.

Ecrire ses mémoires n'est pas radicalement une démarche destinée à la postérité, à proprement écrire du moins. S'il s'agit après les regrets d'expliquer les remords, alors s'être sali l'âme deviendra torture établie et face à la puissance des fantômes, apparaîtra l'évidence qu'une messe soit dite, lectures d'Evangiles en appuis. Après tout, les morts chahutent toujours l'esprit de ceux qui restent ; ils ne savent toujours pas très bien se tenir et Père qui sonne la retraite en viendrait presque à encourager le récalcitrant. Cela serait inutile, à première vue.

Rendre l'âme à demeure n'est pas spirituellement une démarche agressive, à proprement prier du moins. Il s'agit après tout de se voir tel que l'on est et une fois cette chose établie, et face à la toute puissance de cet instant ultime de se rendre compte que compte est débiteur, renflouer son âme deviendra alors radicalement nécessaire. Après tout les vilains n'avaient qu'à mieux vous connaître, vous qui étiez leur frère mais comme personne n'est venu le certifier, serez-vous abandonné ? Cela serait décevant d'errer sans fin en grondant tel un récalcitrant envers l'inefficacité de son Créateur.

Mais oublions tout ceci, ce ne sont que des fautes de frappe, rien d'autre, n'est-ce pas ? A proprement "panser" du moins. S'il s'agit de se convaincre que mourir c'est souffrir un peu, alors, il faudra bien accepter les règles du jeu. Après tout, vous n'aviez qu'à bien vous tenir, la droiture étant la colonne vertébrale de l'âme, vous vous êtes montrés radicalement récalcitrants à la saine posture, une action en force d'Amour s'avèrera plus que nécessaire. Obéir à vous-même passait visiblement par assouvir vos pulsions. Après tout, être abandonné à son sort mortifère n'obligera personne à vous porter secours puisque vous serez baigné dedans. Le contraire vous épuiserait à jamais, n'est-ce pas ? De quoi gronder encore et encore à tous vents dans votre tempête intérieure... tel un vilain. De vous, cela n'est guère étonnant cette façon de prêcher dans le désert.

Consolation : A l'âme amicale s'ajoute l'âme idéale, toujours.

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Eponyme

Flâner sur les bords d'un canal est reposant ; se coucher dans les herbes folles aussi. On ne s'attend à rien d'autre que vivre un peu de paresse, bien tranquillement et ce, sans déranger personne. Ainsi va la vie d'un moment volé, arraché au temps qui court plus qu'il ne s'arrête même pour un bref délai. Un instantané vaut bien toutes les brutales accélérations de la vie quotidienne, non ?

Bon, vous ne le saviez pas mais ces fragments de vie étaient « pur bonheur » et vous n'êtes pas prêt d'en retrouver les subtiles et simples joies qu'ils pouvaient procurer. Vous manquez les virages de votre existence en n'y prenant pas soin et vaguement, vous le savez, certainement vous le réalisez, vos aspirations prennent l'eau et vos rêves eux, ne prennent plus guère de sens ; au demeurant en avaient-ils ?

Vous êtes retourné dans le grenier de vos grands-parents, reposants depuis longtemps près de l'église et vous avez ouvert la vieille malle mystérieuse. En plongeant la main tout au fond, vous y avez remonté une horloge ancienne, un truc sans beauté spéciale mais assez intrigant pour tenter de remettre en marche ce qui rythmait le temps de vos aïeux. Ramenée au bercail, vous vous échinez à bricoler l'engin. Oh ! Vous ne savez guère pourquoi mais il vous faut à tout prix redonner vie à ce qui, en somme, représente le passé réconfortant, lorsque petit, les parents de vos parents vous rassuraient quant à leur vision de l'instant présent. Certes, ils éludaient leur futur comme on souffle désespérément sur les nuages noirs, les promettant ainsi à nos exécrables voisins. Que Dieu nous pardonne, n'est-ce pas ?

Puis, chose faite, vous comprenez que se raccrocher au temps des anciens aurait comme une allure d'assurance-vie ; mais que craignez-vous donc ? Vous vous posez cette question tandis que votre regard se fixe sur les aiguilles de cette horloge qui peu à peu risque de se transformer en sauf-conduit pour un monde affirmé meilleur.

Si vous aviez mieux fouillé cette mystérieuse malle, peut-être auriez-vous retrouvé un journal intime. Un journal aux allures de roman éponyme. Qu'auriez-vous lu sinon les hésitations d'un jeune homme ou d'une jeune femme doutant des promesses de l'Amour, doutant des consignes de ses parents quant au bien-fondé d'une vie studieuse et structurée ? Vous y auriez lu aussi les peines, les pleurs, les déceptions et les profondes joies qu'annoncent les premiers rendez-vous galants. A l'arrière d'une ferme ou au beau milieu d'une salle de bal, vous auriez senti le sourire, la chaleur des émois d'un homme ou d'une femme en complet devenir.

Vous vous dites : « Ainsi je viens de là, de rencontres espérées, d'amours souhaitées ayant chassé d'autres passades amoureuses sans promesses de lendemain ou alors trop trahies. Je viens de là et de nulle part ailleurs. Je viens d'intuitions et de corps qui s'épousaient de jour comme de nuit. Je viens de là, d'amours peu à peu construites, certifiées et validées par des familles soupçonneuses mais au final réalistes ; on ne peut vivre éternellement d'attente.»

Tiens, un jour, la mère de ma mère sent son ventre la tirailler. On touche au but, « je viens de là, de cet instant précis où un enfant plus ou moins souhaité naît, à l'arrière d'une grange ou dans le lit principal d'une maison honnête. Cette petite fille qui marche pour la première fois, c'est de ma mère dont il est question. Elle grandit fièrement en se montrant courageuse tout le temps. Tiens, ici, je lis que mon père a dû exécuter mille métiers avant de n'en garder qu'un seul. Ainsi donc, il s'est fait la main sur un tas de choses liées aux progrès de son époque ». Cela, vous ne le saviez pas et ceci non plus et tourne les pages, encore et encore...

Puis, la mort est venue faire son apparition à l'occasion de quelque accident de parcours. La vie d'une famille qui subit puis se réorganise au gré de ce qui apparaît possible mais nécessaire. Les découragements et puis soudain, d'autres joies, espérances et puis, en tournant une autre page, plus rien... du tout.

Votre existence vous apparaît donc en pointillés mais fort de tous ces renseignements précieux, vous tournez sur le passé un regard de profonde nostalgie. Essuyez cette larme avec votre manche, peu importe, dans peu de temps, une autre suivra qui ira finir sa course sur la latte d'un plancher fort défraîchi. « Je viens de nulle part ailleurs que de là. Précisément ! »

Je suis fruit d'hésitations et de certitudes mal formulées et je suis fruit d'une belle conquête. J'ai été un beau bébé d'amour parce qu'ils s'aimaient et qu'ils aimaient aimer la vie. Avec cette façon de voir le temps qui passe, avec cette façon de moissonner les champs de blé, ils m'ont donné la vie, l'amour et sur eux, toujours je pourrais compter pour avoir du pain. C'est pourquoi, ils me demandent de vivre et de, moi aussi, donner la vie même si l'existence apparaît difficile et tourmentée. Qu'était-ce hier et avant-hier ? Même chose ! D'eux, j'ai la nécessaire protection et les indispensables encouragements qui font de mes aïeux les plus nobles des personnes, de vénérables âmes.

Au travers d'un miroir, je les reconnaîtrais car ils ont toujours fait partie de moi. Pour eux, je donnerais mille exemples de mon honnêteté, mille exemples de ma serviabilité, ainsi de suite et viendront alors, les enfants qui me succèderont et qui, une fois baptisés, élevés, iront un jour, subrepticement, donc sans autorisation, fouiller mon grenier.

Je vous parle d'un temps qui ne prend pas la poussière. Je vous parle d'un temps où nous devrons rendre quelques « contes » à nos enfants afin qu'ils en mesurent l'extrême fragilité et aussi l'extrême force. Ils sentiront le juste milieu, celui qui fait l'entregent de la loi dite d'équilibre.

Je marchais le long d'un canal ou alors étais-je couché dans des herbes folles ? Toujours est-il que je suis né là ou alors, j'y suis mort. Qui pourra le dire à mes enfants que ce jour là, il y avait grand soleil dans l'immensité du ciel ? Que je me reposais, que tout était si beau, si renversant... comme un Atlas sur son pivot. J'ai découvert qu'on ne peut être que ce que l'on pense être jusqu'au moment où une autre vérité se fait jour. Du reste, cela enchante et soulage nos frêles épaules du poids mauvais des trop fortes responsabilités. « Miséricorde » prend alors un sens, « Ambition » également, deux raisons pour ne pas trop flâner.

*

Provisoirement installée en place, la conscience s'émousse sous les coups de butoirs de la pensée restreinte.

C'est quelque peu fâcheux de constater que les trajectoires de vie n'empruntent pas toujours les courbes idéalement prévues par avance. A cela, plusieurs réponses viennent se greffer sauvagement ou implacablement au vu d'évidences préalablement dégagées par le conseil de l'ordre, le nôtre, celui qui régit sans partage nos prises de décisions, au début, éparpillées et bien loin d'un certain équilibre de justice mais plutôt proches d'une raison qui se voudrait nécessaire au bon état psychique général. En clair, c'est de l'abus de pouvoir dont nous souffrons chaque fois que nous posons les yeux sur un problème donné et mis à part la logique dite scientifique au service de, chacun évolue à sa guise, en toute impunité dans un secteur donné et ce, tant que les coups ou les sermons ne sont pas donnés, administrés. Grave docteur ?

Mûrement réfléchies, nos analyses internes ne laissent paraître que peu de doutes sur la fiabilité de celles-ci étant laissé à penser que rien de majoritairement influent et parvenu de l'extérieur ne pourrait venir divertir notre directoire, ni nos trajectoires d'influences, encore moins parasiter un ensemble, voulu et désiré lucide. L'ingérence d'un ministère de l'extérieur n'est donc qu'hypothétique, aux yeux de l'esprit, borné du moins. Orgueil est certes machiavélique car lorsqu'il se pare de draps de soie, vérités nues glissent dessus. Il pose et repose sur ses lauriers jusqu'à vérifier la maxime « plus dure sera la chute ».

Vous l'aurez compris, loin d'une prise de tête, la bascule mentale est pourtant aisée, voire révélée à l'esprit qui se prononcera « pour » ou « contre », nuancera si cela s'avère susceptible de l'arranger mais toujours prendra « son » parti et départagera ainsi « ses » constatations selon « ses » propres critères.
Ce qui est déjà beaucoup pour un simple humain surtout lorsqu'il s'applique l'observance : « Il y a loin de la coupe aux lèvres ».

Parlons-en de ces critères qui décident partialement de tout et par conséquent installent sur des piédestaux confortables, les fameuses « idées reçues », celles qui font tâches dans le décor, celles qui ricochent dans l'esprit des autres comme autant de faiblesses, donc loin et/ou forts éloignées des préceptes communs à l'intelligence dite individuelle et soumise à l'honnêteté. Tout ceci, en principe d'éducation ? Pour le moins ; mais ici, parlerions-nous de gènes plus que d'oxygène ? A vous de voir mais une bonne vérité se respire plus qu'elle ne se sent.

Le ton est posé comme suit : « On ne peut guère s'avancer ni s'accorder à dire d'une situation qu'elle se solutionnera comme ci ou comme ça dès lors qu'un parti pris, otage de l'esprit, viendra se mettre en nette évidence, niant évidemment toute forme d'opposition, celle qui est censée faire la part belle à « l'esprit critique », ce justicier au grand c½ur trop sensible à la corruption. N'oubliez jamais, un « justicier » se loue toujours au plus offrant.

Rebondir ! Tout le cerveau humain ne demande que cela dès qu'il est pris dans la nasse ou la main dans le sac à se fourvoyer de lui-même. La plupart du temps, il évitera la honte mais pas le trouble et tuera donc très vite ce sentiment dans l'½uf pour proposer une alternative voulue savante et connexe à la première ; ça, vous l'aurez compris, ce subterfuge fonctionne quand même assez souvent s'il n'est pas démonté, à peine né, dans sa structure interne biaisée par une remarque assassine souvent appelée d'ailleurs : « la phrase qui tue ! » ou « le mot qui tue ! ». Ca calme, ça refroidit le manipulateur mais attention, jamais cela ne le guérit, car celui-ci, tel un joueur de poker, cherchera toujours à relancer l'affaire, quitte à faire croire à une ou des options secrètes, souvent illusoires et malgré tout ici, faible consolation pour tout redresseur de tort, quel que soit son acabit. Le joker est une arme, qu'on le possède... ou non. Les esprits fragiles, fatigués et ennuyeux usent et abusent de ces va-tout, parfois jusqu'au ridicule ; celui qui va après tout ne tuerait pas, n'est-ce pas...?
A voir sur le papier comme sur le terrain.

Avouez ! Posséder un esprit en ordre de bataille suppose de pouvoir disposer de régiments entiers d'allégations soutenues par des tournures d'esprits aptes et convaincantes, au moins pour le commun des mortels. Les autres ont le langage de leurs dieux en bandoulières, quand ce ne sont pas quelques génies égarés...

Pour en avoir la preuve nette et irréfutable de ces compromissions du bas-cervelet, il vous faudra débusquer les mécanismes donnant naissance au fameux « sens de la parole » et couplé à l'indispensable phrasé impeccable cher aux dictateurs et contrariés de tous poils. C'est que la spontanéité est tout, sauf un réflexe inné « pur esprit ». Comme en une cuisine bien équipée, la répartie est située en bonne place dans son espace de logement et utilisée à vitesse grand V sitôt que le moment propice est détecté par quelque nerf optique qui se charge alors des annonces ; ronflantes les annonces mais après tout, un nerf peut-il être fiable ? La question se pose et se posera toujours.

Commence alors une folle course contre la seconde et s'y collent les acquis de l'enfance alliés aux premiers frottis scolaires imbibés d'humour plus ou moins maladroit. L'auditoire ne retiendra que cela, une tentative à vouloir faire rire, sourire mais peu importe si cette dernière entreprise échoue, ce qui comptera à ce moment-là, sera le sens de la formule sonnant la négation pour une autre et surlignant d'euphémismes primaires la bêtise d'en face. Vous avez là, « la mauvaise foi » dans toute sa « splendeur », celle qui emprisonne les faibles, les recrute, les arme et les destine par procurations abominables à quelques champs de batailles. Il est vrai qu'on réfléchit mieux étendu dans l'herbe haute, folle... les bras en croix. « Les spectres et les spectacles changent vite de camp » disait autrefois un adage bien senti.

Les faibles meurent ainsi, instrumentalisés par des malins régis de lois sourdes, innommables qui les obligeront à octroyer une confiance dite aveugle à leurs chers leaders. Vous vous dites : « Ils meurent et après ? » Les faibles périssent car les forts savent agiter leurs drapeaux de haines, ceux qui donnent pleine et entière confiance aux devises bricolées à la hâte et aux rancunes ; tenaces les rancunes comme les vieilles racines, carrées ou non. Or, le faible a besoin du fort non pour périr mais pour concourir. Force et Loi !

Quelqu'un a dit un jour : « Il n'y a que la Foi qui sauve ». Si cet homme a raison, l'Homme en son espèce devrait cesser de réfléchir puisque sa pensée ne dépasse que rarement sa raison. Oh ! Je le sais cette petite réflexion que vous vous faites à ces propos ! Vous vous dites que tout ceci ne veut rien dire mais il serait juste de vous formuler tout ceci en une autre phrase plus digne :

« L'avancée du progrès passe par une volonté à l'ignorer, ce, pour mieux l'apprivoiser, le distribuer, jusqu'à tant ! »
Il en va de même pour les choses de l'esprit : « Ignorez-vous et vous serez reconnu. »
« Abstenez-vous et vous serez sollicité. »
« Partagez et vous serez enclins à départager. »
« Concluez avant tout et vous serez invités par le Verbe Haut à vous engager sans limite de doux propos arrosés de douces pensées. »

« Vous vous fîtes rares est toujours bon signe, cependant, il serait juste de vous souligner que cela fît embarras en ma conscience. « Intuition » est mon nom. Je suis un signe fort pour les forts, un signal faible pour les faibles. L'écho en mille vallées résonnera de mille sonorités. En conséquence, celui qui revoit sa place pour mieux entendre s'en taille une autre pour mieux comprendre. Ainsi va le berger sans jamais perdre son troupeau. »

En latin, dites-le vous !

Nestorius.

*

Ambiances et Appâts de Cuisine.

Ustensile est un mot convenable pour qui veut désigner un simple mortier de cuisine ou de pharmacie. Bien nommer les choses permet ensuite les excentricités de langage. L'être énigmatique est comme cela, « étrange » avec ses petites manies mais lui se trouve logique et assidu à n'importe quelle tâche, celle exigée par sa bonne éducation. Jusque là, rien à redire.

Souvenez-vous, c'était « avant » et tout fluctuait autrement, les variations de travail comme les variations de plaisir, celles qui peuvent parfois agréablement les accompagner. Comme dans un bon roman, tout semblait parfait dans le meilleur des mondes et tout coulait de bonne source. Chacun était abreuvé sans compter et tous trouvaient là, de bonnes occasions de se satisfaire de l'existence. C'était un temps que l'on dépeint toujours comme béni et souvenez-vous encore, les mauvaises nouvelles ne franchissaient pas le perron de ces gens qui se voulaient, qui se disaient « heureux ». Ca, c'était « avant », avant que les nuages noirs ne s'amoncellent au-dessus des certitudes, au-dessus des habitudes trop ancrées en terre, en suspensions au-dessus de vos têtes. Vous rouliez, vis-à-vis d'eux, des yeux éberlués à l'idée d'une quelconque et soudaine catastrophe et vous bâchiez à tout va ce qui vous importait le plus, vous comme eux, craigniez les colères venues du ciel. Constatez vous-mêmes, sous les sourires, les peurs rejaillissent vite, les réflexes conditionnés aussi. Inutile de se penser au-dessus des animaux lorsque vos réflexes les inspirent...

Bien entendu, il est devenu certain que les meilleures choses ont une fin mais l'homme ayant un idéal, aimera toujours en écrire lui-même le scénario. J'ai entendu dire que les égarés de la prairie étaient revenus à la bergerie. "Qu'est-ce donc ?" vous demanderez-vous ? Certes, une bonne question exige toujours une bonne réponse et je vais vous en livrer une joyeuse version.

« Il était une fois un assemblage hétéroclite, il était une fois une sarabande joyeuse, sans le sou, ignorant les impératifs sévères et les adresses à la morale. Vivant de rien, rêvant de tout, ils parcouraient les champs et sautaient légers au-dessus des ruisseaux. La vie joyeuse à défaut d'avoir un nom possédait un lieu. Un jour, ils découvrirent un trésor et chacun de se dire qu'il en ferait « bon usage ». Devant une telle foison d'idées, un partage fût décidé et exécuté. La nuit suivante, chacun rêvait de son côté et au petit matin, chacun réinterprétait ce que devait être la vie, leur vie. Face à tant de contradictions internes, ils crurent bon de revenir là où ils étaient nés, c'était pour tous même lieu. Ils firent cela et s'éparpillèrent car en tous points de ce lieu existaient d'autres points donc d'autres lieux. Ils se perdirent de vue et seul leur berger, qui était aussi pasteur, pouvait les surveiller tous à la fois. Sans doute que les dimensions de l'endroit qui les accueillait et qui les avait vu naître pouvaient renfermer maintes et maintes choses. Individuellement, ils surent arpenter les chemins qui se présentaient à eux mais à chaque croisée, ils balbutiaient et marmonnaient des hésitations sur la direction à prendre. Tant et si bien qu'ils se découragèrent de continuer. Alors, sans même se voir, au même moment et chacun en un lieu différent, ils s'assirent pour réfléchir et chacun ne sentit qu'à peine sur son orteil, la morsure du serpent qui logeait là, sous une vulgaire pierre. Le pasteur constata qu'ensuite, ses mortelles brebis cherchèrent à se revoir et pour cela, reprirent avec succès leur marche jusqu'à se retrouver avec bonheur en un quelconque endroit d'un quelconque désert. Savaient-ils qu'ils étaient déjà morts ? »

Vous l'aurez compris, le pasteur était loin d'être naïf. Etant juste, il fît élever une stèle à chaque endroit où un serpent avait frappé l'un de ses joyeux. Ensuite, seulement ensuite, il alla à leur rencontre et il s'entendit dire face au vent « Qui sommes nous ? ». Pensez bien, il rassura chacun d'entre-eux mais se garda bien de les nommer. Pour eux, il décrivit un cercle dans le sable à l'aide de son bâton et leur dit : « Lorsque vous aurez confiance, franchissez ce cercle mais chose importante, prenez votre temps, alors je reviendrai ».

Ustensile est un mot convenable pour qui veut désigner un simple mortier de cuisine ou de pharmacie. Bien nommer les choses permet de donner corps aux idées et par conséquent vie aux choix des goûts et des couleurs. « Public » est le trésor, enfin, à peu de choses près et c'est là tout ce qui inquiète les honnêtes gens. Les autres, ils ne se privent pas de compter dans leurs cuisines ou dans leurs arrière-boutiques pourvu que leurs comptes soient sains et ce, même si la peur leur fait tamiser la lumière.

Pensez-vous sonner un jour chez ces gens-là ???


















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# Posté le lundi 25 février 2008 08:33
Modifié le lundi 18 mai 2009 04:33

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